Francis Ryck

« Il a un caractère de cochon, vous lance des bordées d’insultes puis vous apporte un manuscrit qui dégage une émotion à vous couper le souffle. » Patrick Raynal

Né à Paris en 1920, Yves Delville vit ses premières années dans une famille bourgeoise mais bohème. Ses incartades et son caractère rebelle le mèneront à poursuivre ses études chez les Frères en Belgique.
En 1938, il s’engage dans la Marine mais, fait prisonnier, il simulera la folie pour échapper aux camps. De retour à Paris en 1943, il se marie et a deux enfants. Il commence à écrire sur tous ces marginaux qu’il a côtoyés pendant ses années d’errance : ces escrocs, ces bandits, ces braqueurs, ce sont ses amis. Il déteste le monde des petits-bourgeois étriqués. 
Ce descendant d’une famille russe aime les personnages fantastiques, extravagants comme sa grand mère dont il adoptera le patronyme : Yves Dierick, puis Ryck. Ses romans marquent une rupture dans les mondes du polar et de l’espionnage faisant de lui un des précurseurs du néo-polar.
Atypique, ce voyageur vagabond hantera les routes du monde entre l’Espagne et l’Inde, le Tibet et Ceylan pour se retrouver finalement dans un Ashram en Provence. Il mettra alors en scène ces hippies, ces néo-bouddhistes, que l’on retrouvera dans les nombreux films qui jalonnent sa carrière.
Dans les années 70-80 il mènera, entre Paris et Provence, une vie de tous les excès. Il écrira jusqu’au bout du rouleau pour s’éteindre en 2007.